Côte d’Ivoire: A Bingerville, 15 jeunes filles initiées à la cartographie numérique libre

Grâce à un soutien de la CAFDO, OpenStreetMap Côte d’Ivoire a initiée une formation à la cartographie numérique libre dédiée uniquement à la jeune fille. L’activité s’est déroulée, à Abidjan, dans la commune de Bingerville, du 20 au 22 décembre 2018. Elle a été animée principalement par Ly Racky, consultante en cartographie numérique et secrétaire de OpenStreetMap Côte d’Ivoire.

Longtemps, la communauté OpenStreetMap Côte d’Ivoire a compté peu de filles en son sein. Afin de susciter l’intérêt des filles à la cartographie numérique libre, la communauté veut s’appuyer sur les étudiantes en géographie. Toute chose qui commence par la formation et la découverte des outils de cartographie.

En effet, l’utilisation des cartes papiers est encore courant dans nos universités et la plupart des étudiants ignorent qu’ils peuvent produire de la données de qualité via des des outils libres et pouvoir réutiliser ces données. Il était donc opportun pour OSM de former 15 jeunes filles, étudiantes en géographie pour la plupart, aux outils de la géomatique libre pour leur donnant les compétences nécessaires en termes de collectes, d’éditions et de réutilisation de la donnée géographique (cartographie à l’aide de smartphones et GPS et numérisation avec JOSM), et d’en faire des amazones de la cartographie numérique libre.

 

Présentation du projet OSM par Ly Racky, animatrice de l’atelier. Ph. Racky Ly

D’abord maîtriser les outils de collectes et instrument de contrôle…

En prélude à toute opération de collecte de données, le cartographe dispose d’une panoplie d’outils qui lui serviront durant son travail. Ainsi nos participantes ont pris connaissances d’outils essentiels tels que Fieldpapers, Osmtracker et  OsmAnd. Elles ont également bénéficié, d’une prise en main de JOSM, de la technique de préparation de collecte de données terrain, l’éditions des données ainsi que leur visualisation sur  www.openstreetmap.org.

Prise en main des logiciels de collectes par les participantes. Ph. Racky Ly

 

La cartographie numérique libre représente un vaste chantier, après la collecte de données, il faut un travail de vérification de l’authenticité des informations recueillis. La deuxième journée a concerné l’usage d’OsmAnd, la configuration JOSM et ses extensions, l’édition de données terrain, Wiki OSM pour chercher/trouver des tags, la présentation du gestionnaire de tâches, la gestion des erreurs et le contrôle de qualité.

Les différentes étapes mentionnées ci-dessus, consolide et apportes de la crédibilité aux différentes enquêtes menées.

Cette journée a aussi enregistré la visite de M. Nesit Abedje, consultant à Development GATEWAY, et M. Anebo Philippe Animateur en cartographie numérique libre (volontaire international de la francophonie au Benin)  qui ont entretenus les participantes sur l’importance de l’intégration de la cartographie numérique dans la rédaction des travaux de recherches.

Pour les impressions de la journée, les participantes ont énormément apprécié l’application OsmAnd pour la collecte de données géographique et que désormais cet outil leur sera d’une grande utilité.

… Ensuite se rendre sur le terrain  

Une sortie de terrain nécessite un outil de collecte tel que ; une carte sur papier (fieldpapers), ou un smartphone (OSMTrackerOsmAnd) et de services d’exports (Overpass-turbo, Hot export, bbbike), puis définir sa zone de couverture.

Au troisième jour de la formation, nous avons effectués une sortie pédestre dans la commune de Bingerville afin de mettre les participantes en situation d’évaluation. Elles avaient pour tâches, l’installation d’un logiciel de collecte, collecte des données, exportations des données ainsi que leurs exploitations pour différents usages.

 

Une participante en pleine collecte pendant la sortie de terrain. Ph. Racky Ly

Cette sortie sur le terrain a permis de mesurer les retombées de la formation. Nos participantes sont désormais capables de collectées les données, sur carte papier (fieldpapers) et smartphone (OSMTrackerOsmAnd), de numériser correctement de la donnée géographique récoltée sur le terrain via JOSM, de récupérer de la donnée numérisée (Overpass-turbo, Hot export, bbbike, HDX, ainsi que de réutiliser de la donnée (QGIS, Umap).

Les étudiantes ont trouvé la formation enrichissante pour la poursuite de leur cursus universitaire.

                     

Des attestations ont été décernées aux participantes au terme de l’atelier. Ph. Racky Ly